Portrait de Grégory Chiron

Portait de Grégory CHIRON

Gregory Chiron FUNgenieur SII Aix

Peux-tu nous raconter ton parcours avant ton arrivée chez SII Aix ?

J’ai fait une école d’ingénieur à Marseille avec une spécialisation en informatique industrielle. En fin d’année, j’ai réalisé un stage d’étude au CNRS de Marseille pour le Centre de Physique des Particules qui a abouti à un CDD de 2ans. Là-bas, j’ai travaillé sur un télescope à particules cosmiques pour mettre en place un module d’enregistrement des bruits de fonds marins. Au bout des 2 ans, je suis partie dans l’industrie et je suis arrivé chez SII Aix en 2005. J’ai d’abord travaillé pour le compte de DCNS puis je suis allé chez Airbus Helicopters à Vitrolles. Pendant toute cette période, j’ai fait beaucoup de choses en termes de métier de l’informatique en passant par le développement, l’intégration, le test et en parallèle la mise en œuvre d’outillage. 

Quelles sont actuellement tes missions chez SII ?

Je travaille, en partenariat avec SII Toulouse, sur un projet pour Thales qui concerne les satellites. Comme nous avions de nouveaux membres dans l’équipe, j’ai eu l’idée d’organiser un petit atelier Team Building avec l’équipe qui travaille avec moi, « Crée ton #FUNsatellite » et j’ai simplement téléchargé depuis le site du CNES la maquette du satellite Calipso que nous avons renommé le #FUNsatellite. Cela a permis de faire travailler des gens ensemble sur une activité fun et ludique.

Apprécies –tu de créer du lien entre les gens pour la réalisation des projets ?

J’ai constaté que dans tous les projets, les problèmes qui surviennent sont parfois techniques et on arrive souvent à les résoudre, tandis que les problèmes humains sont toujours plus complexes. Alors oui pour moi, il faut créer du lien entre les gens et c’est cela qui va faire qu’un projet fonctionne ou pas. De la même manière, j’essaye depuis longtemps de faire travailler mes collègues qui sont en disponibilité en leur proposant de m’aider sur des projets d’outillage. Bien entendu c’est au bon vouloir de chacun mais bien souvent ils acceptent car ils considèrent que cela leur permet de monter en compétences. C’est une solution gagnant –gagnant qui permet de faire avancer plusieurs projets en parallèle.

Mais au final cela te donne encore plus de travail?

C’est une des difficultés que j’éprouve actuellement car je travaille sur de nombreux sujets différents. Ceci dit, c’est très formateur.

Tout à l’heure, tu parlais d’outillage que tu avais mis en place peux-tu nous en dire plus ?

Oui, j’ai fait de l’outillage principalement sur les projets Airbus Helicopters. J’ai constaté que sur les projets au forfait de nombreuses tâches pouvaient être automatisées. J’ai donc pris l’initiative de développer des petits outils pour optimiser les taches

Peux-tu nous donner un exemple d’outil que tu as développé ?

Nous avons souvent des campagnes de tests à faire et pour cela, il faut exécuter chaque test un par un, chacun passe alors ses tests et alimente un fichier de résultats à la main. Cependant, comme il y a beaucoup de tests à passer c’est assez fastidieux et très couteux en temps. J’ai donc développé un script qui exécute tous les tests d’affilé et qui va écrire les résultats de tests dans un fichier de synthèse. Par conséquent, pour réaliser nos compagnes il suffit désormais de simplement lancer le script. Cela nous permet de gagner du temps et de fournir des résultats de tests à jour. Cet outil s’appelle le PTU Generator.

As-tu mis ces outils en place par toi-même ou est-ce une demande de la part de tes supérieurs ?

J’ai mis en place ces outillages et cet outil en particulier de ma propre initiative. Pour moi, quand on travaille en équipe, si on peut améliorer le processus pour gagner du temps, il faut le faire !  C’est parfois délicat mais je joue sur du Quick Win : mes scripts pour des outils sont très simples et je vais pouvoir les recycler d’un projet à l’autre. Donc au final, cela peut apparaitre comme une « perte de temps » au début mais sur le long terme, je fais gagner du temps et de l’argent au client.

Pourquoi t’es-tu orienté vers l’informatique ?

Pour des raisons sociales que je ne maitrise pas vraiment. Mon père étant ingénieur, j’étais bien encadré à la maison pour les matières scientifiques donc cela m’a certainement orienté !  Mais au fond,  j’aurais préféré être musicien J. Je fais du piano depuis que je suis petit, j’ai aussi fait un peu de violon alto et de l’accordéon pendant une dizaine d’année. J’aime beaucoup la musique classique, mais je peux jouer du Bach avec un T-Shirt des Guns N’Roses.

J’ai constaté que tu venais chaque matin en vélo chez SII, es-tu un #FUNgénieur écolo ?

J’habite à Marseille et vu l’importance des embouteillages, j’utilise les transports en commun ou le covoiturage. Quand j’étais à Toulon, je prenais la voiture mais c’était long et fatiguant. Ensuite, j’ai pris le train mais entre les retards et le trajet entre la gare et le travail, ça n’était pas toujours évident ! Aujourd’hui, je fais Marseille-Aix en bus avec mon vélo pliable dans la soute, puis je rejoins à vélo les locaux de l’agence qui sont à 4kms. En tout, je fais une bonne dizaine de kilomètres par jour et grâce à cela, je suis en pleine forme ! De plus, le bilan carbone n’est pas le même ! Au départ, je n’ai pas forcément pris le vélo parce que l’écologie, c’était plus une conséquence. Lorsqu’on hésite entre prendre la voiture et prendre le vélo c’est un facteur qui va peser dans la balance. Mais j’ai quand même une conscience écologique car même lorsqu’il pleut je viens avec ma tenue de pluie à vélo jusqu’au locaux de SII au Tholonet. Autre avantage, je ne contribue pas à la mauvaise circulation dans la région.

Comment fais-tu pour convaincre tes collègues à rejoindre ta cause vélo-écolo ?

Par l’exemple. En venant chaque matin malgré la pluie et le vent j’arrive à convaincre mes collègues.

Lors de déplacement à Toulouse, je prends aussi mon vélo pour rejoindre l’agence de SII Toulouse depuis la gare SNCF. C’est intéressant pour l’entreprise car il n’y a pas de frais de taxis ou de tramway, et cela me permets aussi de découvrir la ville de Toulouse à vélo.

As-tu réussi à fédérer des collaborateurs ?

Ce n’est pas évident, mais cela engendre des débats et c’est un bon début. J’espère que peu à peu l’idée fera son chemin, à vélo bien sûr !